Evaluation de la dangerosité

Evaluation comportementale

 

Depuis 2008 la loi prévoit que certains chiens doivent subir une évaluation de dangerosité appelée par cette loi "évaluation comportementale".

 

Les chiens concernés sont :

            Les chiens d'attaque : ils sont définis par la loi selon des critères morphologiques. Il s'agit de chiens n'appartenant pas à une race pure (non inscrits au LOF) et répondant à une description soit de petit dogue (pit bull), soit de gros molosse (boer bull, Tosa). Ces chiens sont dits de première catégorie.

            Les chiens de défense : Il s'agit des chiens de race pure répondant au descriptif précédent et au chiens croisés ou non, répondant au descriptif du rottweiler

 

            Les chiens ayant mordu. La loi ne précise pas ce qu'est une morsure. Peut être devons-nous comprendre qu'il y a morsure dès lors que la peau est rompue ?

 

Principe de l'évaluation

            L'évaluation est réalisée par un vétérinaire habilité. Elle concerne un animal identifié (rappelons que l'identification est obligatoire pour les carnivores domestiques). Le vétérinaire évaluateur doit quantifier la dangerosité et lui attribuer une note allant de 1 à 4.

Les chiens de niveau 1 ne présentent pas de risque particulier. Ils sont "normalement dangereux". La loi est sage et ne prévoit pas de niveau zéro. Même le plus doux des chiens peut mordre ou griffer.

Les chiens de niveau 2 peuvent présenter un danger faible pour certaines personnes ou dans certaines situations.

Les chiens de niveau 3 présentent un danger "critique" pour certaines personnes ou dans certaines situations.

Les chiens de niveau 4 présentent un danger élevé pour certaines personnes ou dans certaines situations.

Présentés autrement, ces chiens peuvent être non dangereux, peu dangereux, dangereux mais contrôlables, très dangereux et difficilement contrôlables.

Une fois réalisée, cette évaluation doit être communiquée au maire de la commune où réside le propriétaire du chien et éventuellement au maire ayant demandé cette évaluation.

En fonction de son examen clinique, le vétérinaire propose des mesures destinées à diminuer la dangerosité. Il propose également une date de ré-évaluation s'il le juge nécessaire.

Remarquons que cette évaluation n'est pas une consultation de conseil. L'objectif est d'évaluer la dangerosité.

Il n'est pas question de soigner le chien mais de protéger la société.

 

Que penser de cette loi

Bien sûr nous n'avons plus à donner notre avis, la loi est ce qu'elle est et nous devons l'appliquer.

Cependant nous devons respecter cette décision démocratique.

 

Il existe un aspect positif quand même et pourtant c'est celui qui est le moins bien appliqué. La loi prévoit l'évaluation des chiens ayant mordu. Il s'agit des chiens de tout le monde.

Prenons un exemple : votre chien mord votre fils qui essaye de le caresser quand il touche à sa gamelle.  Bien sûr nous savons ce qui s'est produit, mais il reste utile de vérifier que d'autres morsures ne se produiront pas.

Une enquête menée par l'équipe de Zoopsy révèle que l'on peut rencontrer à l'hôpital, des enfants hospitalisés plusieurs fois plusieurs jours pour des morsures, provoquées par le même chien. Si ce chien mordeur avait été examiné, peut-être aurait-il été possible d'éviter la seconde ou la troisième morsure…

 

Pour cette raison il est nécessaire que tout le monde soit vigilant. La loi prévoit que tout professionnel apprenant, dans l'exercice de ses fonctions, qu'un chien a mordu, doit en faire la déclaration auprès de la mairie de résidence de ce chien.

Cela signifie que si vous allez voir le pharmacien, le médecin à la suite d'une morsure, il doit en faire la déclaration. Le vétérinaire ou l'éducateur doit faire de même s'il apprend qu'une morsure a eu lieu.  Il ne s'agit pas de dénoncer mais de faire en sorte que ce chien qui a mordu soit examiné. L'objectif est bien de protéger la société.